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Section syndicale CFE-CGC d'EUROCOPTER - (Division d'EADS) - Affiliée au Syndicat Aéronautique Espace et Défense CFE-CGC de la Métallurgie
« SAFE »
NOTES TECHNIQUES…
Le 1er septembre rentrait en vigueur le nouvel accord SAFE.
La mise en place d’un tel accord modifiant considérablement le quotidien des salariés, nous nous attendions à un « no man’s land » social avant que chacun reprenne ses marques.
C’était sans compter les notes d’application de la direction ! Ces dernières sont écrites par la direction APRES la signature d’un accord. Elles régissent les règles à mettre en place afin d’assurer une bonne implémentation d’un accord.
Ce sont dans ces notes qu’ont « fleuri » des mesures telles que, entre autre, la
fameuse ½ journée de retenue pour un dépassement du temps de repas (maxi 1h15). C’est aussi sur ces notes que se sont appuyées certaines hiérarchies pour faire de l’excès de zèle quant à
l’application du temps de pause.
Devant l’impopularité de ces notes, pour laisser le temps aux partenaires sociaux d’en faire une « relecture » et lister les problèmes qu’elles posaient, la direction a suspendu toutes les mesures « contraignantes » durant le mois de septembre.
Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Après trois réunions de suivi de la mise en place de l’accord, les adaptations suivantes sont d’ores et déjà décidées.
- La règle de la demi journée de « punition » si un salarié dépasse les 1h15 de temps de repas.
Cette règle est assouplie. Le salarié peut présenter 3 anomalies de pointage par mois sans avoir à se justifier. A la 4ème anomalie, et en l’absence de validation hiérarchique, ce sont les 4 demi-journées qui lui seront retirées, d’un bloc.
La CFE-CGC insiste sur le point suivant : Il est parfaitement autorisé dans le cadre de l’accord de dépasser exceptionnellement les 1h15 de temps de repas. La hiérarchie doit simplement donner son accord au préalable. Cela est un peu trop passé inaperçu dans les notes techniques (écrit en petit et en bas de page, modèle contrat d’assurance).
Dans tous les cas, les demandes de dépassement d’horaires seront pointées sur le « petit absentéisme (autrement appelé encours flexible) » (voir tract CFE-CGC « leçon n° 2 : Le petit absentéisme »).
- Impossibilité de dépasser 21h05 pour les équipes en 2x8 d’après-midi.
Malgré les mises en garde de la CFE-CGC durant la négociation, la docte direction n’avait pas cru bon de prévoir des modalités pour des métiers spécifiques (par exemple les pistards). Finalement, cette dernière s’est heurtée à la réalité du terrain.
Pour ces métiers spécifiques, un nouvel horaire est créé. Il s’agit d’un horaire décalé spécifique « vol de nuit ». Par exemple si la vacation d’après-midi est décalée de 15h à 23h, la totalité de la vacation sera majorée de 40% (incluant la majoration pour heures de nuit) plus une indemnité de transport (IK) pour les salariés prenant habituellement le bus, et le panier repas pour tous.
De la même manière, les salariés devant rester en heures excédentaires après 21h05 toucheront une majoration sur ces heures de nuit (au moins 75%), plus une indemnité de transport (IK) pour les salariés prenant habituellement le bus, et le panier repas pour tous. Les délais de prévenance légaux de 72h sont applicables.
- Maintien de la majoration de 20% pour les salariés en horaire alterné devant suivre une formation.
La CFE-CGC a demandé qu’il en soit de même pour les salariés appelés à faire des déplacements. La direction réfléchit…
- Temps sociaux.
Suite à l’indignation ressentie par certains syndicats, qui estimaient que les différentes catégories de personnel n’étaient plus égales devant la maladie, et après avoir été sollicitée par ces mêmes organisations, la direction a effectué un grand bon en arrière : les salariés non cadres devant se rendre au dispensaire devront préparer (comme à la belle époque) un bon de « sortie ». Néanmoins, le temps passé au dispensaire reste du temps travaillé ! Chacun doit pouvoir accéder au dispensaire dans les conditions que nous connaissions ces dernières années. Mais était -il vraiment nécessaire d’en passer par un système archaïque ?
- Primes de salissures et douches.
L’indemnité de douche étant payée avec le port de la tenue, des salariés exerçant des métiers spécifiques et salissants ne peuvent plus, matériellement, prendre de douche. Le problème est particulièrement avéré pour les personnels prenant les transports en commun.
Cela sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion le 19 octobre, ainsi que l’élaboration de pistes de réflexion pour refondre le système des primes de salissures.
L’avancée phare de cette réunion fut l’évolution de la doctrine direction consistant à punir un salarié dépassant les 1h15 de repas, avant même qu’il ait eu le temps de reboucler avec sa hiérarchie. Que d’énergie dépensée pour retrouver un peu de souplesse…
Les salariés étant dans leur grande majorité des gens honnêtes, ils doivent être considérés comme tels.
La CFE-CGC a toujours trouvé absurde le « flicage » d’une majorité pour « coincer » une minorité.
Publié le 07/10/2009 à 07h10 dans Tracts