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Marignane
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La Courneuve
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A Marignane
Ludovic ANDREVON
Franck GREUSE
Sébastien MOLINA
Serge TELLESCHI
José SORIANO
A La Courneuve
Jean-Luc DEMILLY
Jacques ROSSE
Christophe CIUMEI
INTERESSEMENT
Un volet de la rémunération des salariés est composé de l’intéressement. La CFE-CGC persiste à revendiquer une amélioration du système.
Rappel des conditions de l’intéressement :
Contrairement à la participation qui est une obligation légale en France, l’intéressement relève d’un accord d’entreprise qui s’inscrit dans le cadre de la politique de partage du succès, « Success Sharing », défini au niveau du Groupe EADS. Cet accord s’applique donc à l’ensemble de nos collègues anglais, allemands et espagnols.
L’objectif est de renforcer l’esprit d’entreprise des salariés, l’intégration et le sentiment d’appartenance à EADS et ses filiales en associant l’ensemble du personnel aux performances de l’entreprise.
Depuis le premier accord de 2004, le système EADS d’intéressement a toujours été basé sur des critères uniquement financiers : résultat opérationnel (EBIT) et taux de marge (ROS) obtenu par division de l’EBIT par le Chiffre d’affaires.
Durant son intense lobbying, la CFE-CGC regrettait qu’aucun critère opérationnel (performance qualité, quantité de livraisons, indices de satisfaction clients, ..) reflétant l’activité de l’entreprise n’avait été retenu. Seuls les critères financiers restaient les éléments déclencheurs de l’intéressement.
Dans un courrier adressé le 6 mai 2010 à la direction d’EADS, la CFE-CGC écrivait :
« La politique d’intéressement d’EADS se base uniquement sur des critères financiers (EBIT + ROS). Ces paramètres ne reflétant pas toujours l’investissement des salariés (en particulier lorsque les résultats sont négatifs), la CFE-CGC demande à ce que des critères opérationnels soient introduits en complément dans la détermination de l’intéressement. De même nous demandons que le plafond soit supprimé, et que le versement de la prime soit hiérarchisé. »
Et la Direction d’EADS de nous répondre quelques jours plus tard :
« La CFE-CGC est constante dans ses demandes, entre autre, d’introduire des critères opérationnels pour déterminer le montant de l’intéressement. En tout état de cause, la Direction du Groupe est décidée à engager ce chantier. Nous allons donc réfléchir à une nouvelle amélioration de notre système d’intéressement par une meilleure prise en compte des performances opérationnelles des Divisions.
En octobre-novembre 2010 les partenaires sociaux des 4 pays concernés seront consultés pour faire évoluer l’intéressement. Puis une négociation de Groupe dans le cadre du Comité Européen EADS aura lieu. L’accord final est envisagé en février 2011. »
Enfin la Direction reconnaissait que :
« Même si l’approche économique est logique cependant compte tenu des activités du Groupe EADS et de sa forte exposition au dollar, le système actuel d’intéressement présente 2 inconvénients :
- Le montant de l’intéressement peut être significativement influencé par des facteurs financiers externes,
- L’absence de lien direct entre le niveau de l’activité opérationnelle et le montant de l’intéressement rend le système difficile à comprendre pour les salariés. »
« L’accord final est envisagé en février 2011 », disait le courrier ?
Février, c’est maintenant !
La négociation européenne a eu lieu les 21 et 22 février 2011. Les effets ne s’appliqueront qu’en 2012 (paiement de l’intéressement en juin 2012 de l’intéressement au titre de l’année 2011). C’est la loi française qui le veut.
L’accord prévoit 3 axes importants :
- Maintien en l’état du mode de calcul financier basé sur le résultat opérationnel (EBIT) et le taux de marge (ROS).
- Mise en place d’un budget supplémentaire dépendant de la réalisation d’un ou plusieurs critères opérationnels définis pour chaque Division pour un an.
- Pour les sociétés du groupe de moins de 1000 salariés : Certaines petites filiales n’avaient pas adhéré à l’accord EADS car trop éloigné des problématiques rencontrées dans ces petites entreprises (le groupe EADS est composé de filiales de 10 000 salariés mais aussi de filiales de 50 salariés !). Certains salariés du groupe n’avaient pas d’accord d’intéressement. L’accord groupe est désormais contournable. Afin d’éliminer les zones de non droit à EADS, la possibilité de négocier leur propre accord en lieu et place d’une adhésion à celui d’EADS est offerte aux sociétés de moins de 1000 salariés. Les équipes CFE-CGC y seront évidemment leader dans la demande de négociation.
A Eurocopter le calcul issu de la nouvelle enveloppe opérationnelle se traduit (en cas de taux de marge positif) par une augmentation de l’intéressement de l’ordre de 300€ (à iso hypothèses par rapport à l’intéressement versé en juin 2010).
La CFE-CGC persiste à dire qu’EADS en général et ses filiales en particulier ont manqué à plusieurs occasions d’intéresser les salariés aux résultats de l’entreprise.
La CFE-CGC affirme qu’il est grand temps que la politique du success sharing, le partage du succès, ne reste pas qu’une simple politique mais devienne enfin une réalité !
Grâce aux avancées obtenues dans cette négociation, la direction en prend le chemin, même si cela reste perfectible.
Car la CFE-CGC a un regret : la prime n’est pas hiérarchisée et reste égalitaire pour l’ensemble des salariés.
Mais comme dans la vie il vaut mieux avoir des regrets que des remorts, la CFE-CGC estime que les avancées sont tout de mêmes significatives.
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