CFE-CGC AIRBUS
Power8 : Le dialogue, OUI mais …
La CFE-CGC réunie en Inter-Centres le 28 mars 2007 à Toulouse, a analysé la situation d’Airbus suite à ses dernières entrevues avec la Direction Générale les 22 et 27 mars.
Pour la CFE-CGC, l’évolution de la situation sociale dans AIRBUS devient de plus en plus préoccupante.
A ce jour, deux Comités Economiques Européens AIRBUS se sont tenus les 28 février et 19 mars dernier, et n’ont pas permis d’obtenir des éclaircissements et informations complémentaires sur le plan Power8.
Et pourtant, nous savons que des mesures de Power8 sont en cours de déploiement et que des décisions sont quotidiennement prises engageant l’avenir de notre société.
Dans ce contexte, les salariés que nous représentons sont de plus en plus inquiets et les diverses communications de la presse nationale et locale ainsi que celles de certaines organisations syndicales ne sont pas de nature à éclaircir la situation.
S’appuyant sur la forte mobilisation des salariés les 6 et 16 mars, la CFE-CGC a obtenu des premiers engagements lors de ses entretiens avec la Direction Générale.
Les premiers éléments communiqués par M. Louis Gallois et résumés ci-dessous (textes en italique) ne représentent qu’une base à l’ouverture d’un dialogue, et en aucun cas, ne constituent « un chèque en blanc » donné à la Direction.
Saint-Nazaire Ville. Des activités et la plupart des salariés seront transférés sur le site de GRON et il n’y aura pas de problèmes sociaux.
Méaulte. La pérennité du site à long terme est réaffirmée et la volonté industrielle est de faire émerger un partenaire majeur dans la technologie des composites dans le cadre de « l’entreprise étendue AIRBUS » avec les garanties suivantes :
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Les pointes avant des AIRBUS actuels et futurs seront réalisées à Méaulte et ne pourront être délocalisées,
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L’emploi sur le site est sécurisé à long terme.
Considérations CFE-CGC :
Plutôt que d’hypothéquer l’avenir du site de Méaulte, nous préférons travailler sur une solution qui garantisse les charges, l’emploi, le développement industriel et le statut social en lieu et place du « KO ».
Pour Saint-Nazaire, au-delà d’un transfert d’une partie de l’activité « ville » vers « Gron », la CFE-CGC revendique de nouvelles charges permettant de préserver la dimension de l’établissement.
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A320. Le transfert au-dessus de la cadence 14 par mois des A320 de Toulouse à Hambourg, sera mis en oeuvre lorsque la montée en cadence de l’A380 sera effective et la productivité de l’activité à Hambourg démontrée.
NSR. Concernant le NSR, la FAL sera à Hambourg, le partage industriel se fera sur la base des 35% en France, 35% en Allemagne (FAL comprise), 20% en Angleterre et 10% en Espagne. En conséquence, les sites français seront assurés de charges significatives.
Considérations CFE-CGC :
La CFE-CGC demande que tous les sites Airbus France soient confortés dans leurs spécialités. Le partage industriel du NSR devra attribuer aux établissements français des charges supérieures à celles du work sharing A320.
Aucune mesure contraignante ne sera appliquée et les modalités de mise en œuvre seront négociées prochainement avec les partenaires sociaux. La Direction ne se désintéressera pas du cas des sous-traitants.
Considérations CFE-CGC :
Nous n’accepterons pas que des personnes Airbus ou sous-traitants puissent être laissées au bord du chemin ou faire l’objet de mesures contraignantes, et ce jusqu’à la fin du déploiement de Power8.
Sans toutefois remettre en question les principes actuels de l’organisation, des aménagements pourront être apportés.
Considérations CFE-CGC :
La création des quatre CoE transnationaux pose question, en particulier au niveau de l’équilibre politique qui a prévalu à leur constitution. Il nous semble, pour ne pas dire plus, qu’il y ait un certain déséquilibre entre les CoE Aérostructure et Fuselage et de plus, cette organisation ne prend pas en compte les expériences bonnes ou mauvaises ! Pour conforter notre excellence technologique, la CFE-CGC revendique un lien fort entre le BE et chacun des établissements français.
La CFE-CGC croit que des solutions pourront être trouvées par la voix du dialogue et attend de la Direction Générale qu’elle détaille ses propositions.
En conséquence il est maintenant grand temps d’ouvrir officiellement les négociations.
Négocier, ce n’est pas dire OUI
Négocier, c’est faire valoir ses positions
Ce n’est que lorsque nous aurons mené à terme ce processus, que la CFE-CGC, si elle n’obtient pas de garanties suffisantes, envisagera des actions plus radicales. Dans cette optique, la CFE-CGC n’appellera pas à la manifestation du mardi 3 avril.
Toulouse, le 2 avril 2007
Lundi 2 avril 2007
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Par CGC EUROCOPTER