CFE-CGC Metallurgie
AIRBUS : LA CRISE CONTINUE
Ces derniers jours, Airbus a fait un atterrissage d’urgence dans la campagne présidentielle.
Certes certaines propositions des candidats, au stade des déclarations d’intentions, seront indispensables pour soutenir notre société : renégociation du pacte des actionnaires, augmentation de capital, révision de la politique monétaire européenne, etc.
La CFE-CGC s’interroge sur la capacité de nos politiques, élus ou en campagne présidentielle, à soutenir l’industrie aéronautique, à s’intéresser véritablement à son emploi et à maintenir ses compétences.
De même, nous déplorons le comportement irresponsable de nos actionnaires.
Tout cela a été vivement dénoncé par nos responsables nationaux, Bernard Van Craynest, Gabriel Artero et Bernard Valette à l’Elysée il y a quelques jours.
Mais la CFE-CGC n’oublie pas les préoccupations immédiates des salariés sur Power8 : préservation des emplois, des sites, des charges, du savoir-faire et de l’avenir…
Si comme l’a annoncé M. Gallois le 7 mars, au lendemain de la démonstration de force des salariés : « Il y a toujours une marge de manœuvre » et que : « le plan peut bouger, il y a beaucoup de sujets sur lesquels il faut que l’on parle », alors la CFE-CGC sera force de propositions, à condition qu’il y ait une vraie volonté de dialogue de la part de la Direction.
Aujourd’hui, nous sommes en désaccord avec la notion « d’équilibre » affirmée par nos actionnaires. C’est pour cela que la CFE-CGC revendique le ré-examen des points suivants :
- Les emplois, Airbus et sous-traitants compris, ne doivent pas être la seule variable d’ajustement. Il faudra quand même se poser la question de la préservation des compétences et la façon dont les montées en cadence et le développement des programmes vont être assurés.
- La reconnaissance de nos activités cœurs de métiers par une politique d’investissement ambitieuse pour assurer la pérennité de nos sites. Dans cette optique, le cas de Méaulte doit être traité en priorité.
- Le partage des tâches industrielles, en particulier pour le programme NSR.
- L’équilibre des responsabilités managériales basé sur des critères de compétences et de logique industrielle, en faisant abstraction des pressions politiques et nationalistes.
- L’affectation des CoE’s aux différents pays et leur contenu.
- Le bien fondé de la démarche « shared services », qui rajoute, bien au-delà d’Airbus, son lot de craintes, d’incertitudes, voir de révolte.
…
Ces propositions ne sont pas exhaustives et la CFE-CGC se fera porte-parole des salariés, entre autre lors du comité européen d’Airbus qui se déroule ce jour.
Il est une chose acquise : Une entreprise aujourd’hui ne peut gérer correctement une crise sans la mobilisation de toutes les parties prenantes et sans l’adhésion totale de sa chaîne de commandement. A ce jour, la CFE-CGC ne sent pas la majorité de l’encadrement relayer et déployer un plan de restructuration POWER8, qui ne l’a pas convaincu !
Les salariés ont su démontrer lors de la journée de mobilisation du 6 mars leur volonté de défendre leur entreprise, et il serait aujourd’hui inacceptable et surtout incompréhensible que cela ne trouve pas un écho du côté de la Direction. Suite à l’appel lancé par la Fédération Européenne de la Métallurgie à une journée d’action le 16 mars prochain, la CFE-CGC appelle les salariés des sites Airbus à se mobiliser et à respecter le mot d’ordre de grève !
Mercredi 14 mars 2007
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Par CGC EUROCOPTER