
A Marignane
Ludovic ANDREVON
Franck GREUSE
Serge TELLESCHI
José SORIANO
A La Courneuve
Jean-Luc DEMILLY
Jacques ROSSE
Christophe CIUMEI
POLITIQUE SALARIALE 2007.
AVANT LA NEGO…LE BILAN 2006.
LA POLITIQUE SALARIALE NON CADRE
Les effectifs non cadres en décembre 2006 sont de 4499 inscrits (contre 4366 en décembre 2005).
Sur l’ensemble de la société, 69,5% des salariés non cadres ont bénéficié d’une AIS en 2006 (contre 65,7% en 2005). Le montant moyen de l’AI a été de 3,5% du salaire (sensiblement identique en 2005), soit 74€ en moyenne pour l’effectif concerné.
Un total de 713 promotions (343 en filière atelier et 370 dans la filière ATAM) ont été réalisées. C’est moins qu’en 2005 surtout ramené à l’augmentation des effectifs.
LA POLITIQUE SALARIALE CADRE.
Les salariés cadres ont bénéficié d’un budget d’AI de 3,5% (2,5% pour les 3BE et 3C en raison du cofinancement de la part variable).
Les effectifs cadres en décembre 2006 étaient de 2519 (contre 2253 en décembre 2005). La structure de la pyramide hiérarchique est restée sensiblement identique d’une année sur l’autre (par exemple environ 85% des cadres sont 1à 3B).
Sur l’ensemble de la société, 73% des salariés cadres ont bénéficié d’une AIS en 2006 (sensiblement identique en 2005). Le montant moyen de l’AI a été de 4,3% du salaire (contre 4,4% en 2005), soit 176€ en moyenne pour l’effectif concerné.
Un total de 307 promotions (contre 262 en 2005) a été réalisé.
L’ACCORD SUR LES SENIORS.
Concernant l’application de l’accord sur la deuxième partie de carrière, le bilan de la politique salariale pour les salariés de 50 ans ou plus fait apparaître un fléchissement par rapport à l’année 2005.
Chez les cadres 67,5% des « seniors » ont bénéficié d’une AI contre 74,2% en 2005. D’autre part 9,4% des promus de 2006 étaient des seniors contre 13% en 2005.
Chez les non cadres, 65,9% des « seniors » ont bénéficié d’une AI contre 69,4% en 2005. Par contre les promotions sont restées équilibrées chez les non cadre.
Cette tendance de 2006 ne devra pas se reproduire en 2007 !
On ne peut pas signer un accord EADS sur les seniors et constater ce type de fracture.
De plus, on ne peut pas expliquer que les salariés doivent travailler plus longtemps et en même temps ne pas les traiter avec la plus stricte équité, équité au demeurant très à la mode actuellement dans le groupe EADS. 2006 doit rester un incident de parcours. Les statistiques sont dangereuses à manier sur une année. Cependant la CFE-CGC demande que la tendance observée ne s’inscrive pas dans la durée !
La politique salariale 2006 se solde donc par un bilan en cohérence avec celui de 2005. La politique d’intéressement est restée soutenue en 2006.
Le véritable enjeu sera la politique salariale 2007. En effet, les turbulences d’Airbus et les économies que doit réaliser EADS ne semblent pas plaider pour une politique salariale à la hauteur des attentes des salariés d’Eurocopter.
Lors de cette réunion, la direction d’Eurocopter fait même comprendre qu’elle est prête à ne pas aller à la signature en 2007. Commencer une négociation en expliquant que l’on est prêt à ne pas signer peut en dire long sur les véritables motivations de la direction sur ce sujet crucial.
La pression exercée par la direction sur la politique salariale sera-t-il le seul effet collatéral de la situation d’EADS ou faut-il d’ores et déjà s’attendre à d’autres choses ?
La CFE-CGC abordera cette négociation plutôt dans un esprit d’ouverture, avec la ferme volonté de représenter au mieux l’intérêt des salariés. Nous n’avons pour notre part pas encore décidé si nous signerions ou non ! Négocions d’abord…
De plus une autre négociation importante viendra enrichir le débat : Notre accord d’intéressement doit être renégocié cette année. Et là encore, EADS a des volontés minimalistes.
La rémunération des salariés étant un élément fondamental de leur motivation, la direction ne devra pas être provocante sur ce sujet.
Prochaine réunion dans la deuxième quinzaine de mars. A suivre…