Le PDG s’est exprimé jeudi dernier devant le personnel. Eurocopter est sur le cap du succès. Entre autres analyses sur la santé économique de la société (nous n’y reviendrons pas car les chiffres sont éloquents et la présentation était claire), le PDG a mentionné la volonté de la direction de poursuivre une politique RH ambitieuse en 2006.
Il a ouvert des pistes : Le recrutement, la formation, la flexibilité du temps de travail…
La CFE-CGC défendra le volet social entre autre composé de :
1) VITAL
La CFE-CGC a donné un avis favorable au travail accompli jusqu’à maintenant dans le cadre de ce projet de réorganisation. En effet une entreprise doit s’adapter continuellement à son environnement et le fait qu’elle se réorganise régulièrement est sain. De plus VITAL semble pour l’instant intellectuellement bien conçu. Il va maintenant falloir passer de la théorie à la pratique avec la mise en place effective des équipes :
Car rappelons le, ce sont les femmes et les hommes (à tous les niveaux) qui font le succès d’une organisation.
Pour la CFE-CGC, c’est cela la Clé de VITAL.
2) LES RECRUTEMENTS
Il y aura cette année environ 700 recrutements sur les sites français.
Les recrutements ainsi que la flexibilité accrue du temps de travail auront, nous explique-ton,
deux incidences :
Sur le niveau des intérimaires
- La baisse de l’intérim : Cela n’est acceptable pour la CFE-CGC que s’il s’agit d’un transfert à des contrats de CDI. Eurocopter doit embaucher une partie de ces intérimaires…
IMPERATIVEMENT. L’intérim constitue un formidable vivier. Les intérimaires connaissent l’entreprise et sont déjà formés à nos métiers.
Pour la CFE-CGC ces recrutements d’intérimaires ne devront évidemment pas se limiter aux seuls secteurs d’ateliers.
On est désormais loin des obsessions de ratio NS/S.
De plus, à compétences égales, la direction ne doit surtout pas hésiter à embaucher des candidats présentés par des salariés de la société.
Sur les départs
- Le décalage du départ des anciens ! Pour permettre la transmission du savoir. que la CFE-CGC a toujours revendiquée ? Les recrutements massifs de 2005 et 2006 (qui s’en plaindrait) nécessitent une politique de transfert du savoir plus que jamais à organiser. L’entreprise doit assurer des biseaux. Soit !
Cependant, commençons par honorer dés maintenant les départs « 2005 » reportés en 2006.
- Pourquoi tomber dans le systématisme ? D’une part il y aura des créations de postes, donc sans transmission de savoir. D’autre part sur certains remplacements le biseau est déjà fait avec un intérimaire… il n’y a qu’à l’embaucher ! La CFE-CGC demande que l’entreprise continue à faire partir les salariés au fil de l’eau ! En cas de problème majeur de formation d’un jeune embauché, c’est à la hiérarchie de décider s’il y a oui ou non besoin d’une période de recouvrement.
- Et si le biseau s’avérait nécessaire ! L’entreprise devra peut être convaincre le salarié de décaler son départ (en faisant appel à son sens civique ou en…s’en donnant les moy€ns). En effet la CFE-CGC rappelle que le départ à la retraite est un DROIT… et que la LOI Fillon est… une LOI ! Les salariés pourraient de toute manière partir (à leur initiative) s’ils le décidaient (dès les droits acquis).
- L’accord EADS sur les seniors prévoit la mise en place de tutorat dans la dernière partie de la carrière. Une observation à l’avenir plus stricte de cet accord permettrait d’anticiper les recouvrements et donc d’éviter la mise en place de mesures contraignantes.
3) POLITIQUE SALARIALE
La recherche d’une meilleure rentabilité pour nos actionnaires nous semble logique. La recherche d’une meilleure politique salariale en 2006 l’est tout autant. L’activité en 2006 est assurée et les salariés doivent y être associés (pécuniairement).
Début des débats le 2 février 2006… 4) TEMPS DE TRAVAIL DES NON CADRES
Alors que le PDG explique aux salariés qu’il faut plus de flexibilité dans leur organisation du temps de travail, que fait la direction des ressources humaines dans le même temps ?
Elle souhaite mettre en place :
- Un forfait repas (en supprimant la flexibilité actuelle).
- Un durcissement de la gestion du flexible.
Comment faire cohabiter flexibilité du temps de travail et rigidité des horaires !
Le seul point positif serait la possibilité de payer les heures excédentaires. MAIS… en se plaçant à peine au dessus de ce que lui permet la loi en taux de majoration (soit une proposition à 14% seulement) !!!
On est bien loin des 25% que veut la CFE-CGC !
De plus le paiement des heures excédentaires ne profitera … qu’aux salariés qui en font !
Les autres ne voient dans l’état actuel des discussions que plus de contraintes.
La CFE-CGC rappelle sans attendre la prochaine réunion que l’on ne négocie pas forcément des accords au minimum (ou presque) de ce que prévoit la loi.
On négocie des accords
GAGNANT/GAGNANT.
Durcissement du flexible et majoration à 14% = 2 fois PERDANT.
Donc pas d’accord !