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Marignane
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La Courneuve
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A Marignane
Ludovic ANDREVON
Franck GREUSE
Serge TELLESCHI
José SORIANO
A La Courneuve
Jean-Luc DEMILLY
Jacques ROSSE
Christophe CIUMEI
Leçon N° 2
Le petit absentéisme
Avant la mise en place de l’accord de 1998, l’entreprise fonctionnait sur un rythme de semaines à 5 jours travaillés.
Comme les RTT n’existaient pas, il n’était pas aisé pour un salarié de voir son banquier, l’administration, poster un colis... A moins bien entendu de poser un jour de congés ou de flexible. Mais les hiérarchies avaient à l’époque la possibilité de permettre les arrivées tardives, les départs anticipés, ou les absences courtes à l’intérieur des plages fixes.
C’est ce que la CFE-CGC appelle le petit absentéisme.
Le fonctionnement était très simple, le salarié qui en éprouvait le besoin sollicitait sa hiérarchie. Celle-ci, avec discernement, accordait (ou non) l’autorisation de déroger. Le salarié s’absentait alors, en utilisant l’encours de son flexible. L’autorisation écrite permettait ensuite de régulariser l’absence, et ceci sans l’aide précieuse de notre inégalable intranet « workflow » !
Les nostalgiques se souviendront de cette souplesse qui évitait « l’effet écureuil » (je capitalise au cas où) puisque la régularisation se faisait dans le débit/crédit mensuel. Sans avoir préalablement capitalisé une ½ journée comme c’est le cas aujourd’hui. Et au moins, on ne cantonnait pas la maîtrise dans un rôle répressif en lui donnant un rôle social supplémentaire. Les relations entre les collaborateurs et leur hiérarchie étaient d’une autre nature. Au passage, les marges de manœuvres accordées, à la discrétion de l’encadrement, pour régler certains problèmes personnels rencontrés par leurs collaborateurs (encadrement qui allait jusqu'à l’attribution de journées « gratuites ») avaient un rôle de fluidifiant social.
Bien sûr les modifications voulues par la Direction ne vont pas transformer demain toutes nos semaines à 4 jours en semaines à 5 jours, mais quand même…
Redonner ce type de prérogatives aux hiérarchies, mettrait un peu d’huile dans les rouages !
Alors la CFE-CGC a invité l’ensemble des partenaires de la négociation à méditer sur cette recette éprouvée, qui trouverait naturellement sa place dans le futur dispositif.
Il semble que la CFE-CGC ait été entendue. Aux dernières nouvelles, cette disposition a retenu l’attention de tous.