
A Marignane
Ludovic ANDREVON
Franck GREUSE
Serge TELLESCHI
José SORIANO
A La Courneuve
Jean-Luc DEMILLY
Jacques ROSSE
Christophe CIUMEI
LA CFE-CGC ALERTE L’ETAT
Une délégation de la CFE-CGC a été reçue le 2 octobre, pour la seconde fois en 4 mois à Bercy, afin de sensibiliser les représentants de l’Etat sur la situation à EADS et dans ses filiales.
D’un point de vue global, la CFE-CGC s’est inquiétée du climat général qui règne dans l’entreprise et qui est consécutif pour la part française à un sentiment d’abandon, tant de l’Etat que de la perte de confiance des salariés et du management vis à vis de ses dirigeants.
AIRBUS
La CFE-CGC a rappelé son positionnement face à POWER 8 et plus particulièrement sur ZEPHYR, lequel n’a de sens sur le plan industriel que s’il est associé au respect d’un certain nombre de conditions.
Et en la matière, la CFE-CGC demande à ce que l’on ne change pas les règles durant la partie, surtout par une modification du périmètre en Allemagne.
Par ailleurs, il a été rappelé que Méaulte et Saint-Nazaire ville ne sont pas vendues mais adossées à un partenaire.
A ce titre, AIRBUS doit rester majoritaire au capital sur la durée du plan, une activité bureau d’études doit être attribuée. Au titre du volet social ROC, la CFE-CGC a demandé à ce que les personnels ne soient pas « maltraités plusieurs fois » dans le cadre de l’application du plan POWER 8.
La délégation a demandé que l’attribution des charges A350 soit figée et que tous les établissements français (y compris ceux faisant partie du périmètre EADS) soient remplis de leurs droits dans le respect des partages actuels et des compétences acquises au fil des programmes. Faute de quoi le climat social déjà mauvais pourrait se détériorer encore davantage.
La CFE-CGC s’est également inquiétée longuement des conséquences de l’application d’une organisation qui n’a pas été concertée, qui s’appauvrit un peu plus en compétences aéronautiques et qui risque de mettre à mal ce que d’aucun nous a souvent envié.
D’un point de vue général, la CFE-CGC a rappelé à ses interlocuteurs que l’Etat ne pouvait pas laisser de côté l’industrie AERONAUTIQUE et de DEFENSE, et qu’il était urgent de prendre des mesures et des décisions seules de nature à redonner la confiance aux personnels.
Cette rencontre s’est passée la veille de la révélation du délit d’initiés publiée par le Figaro.
La CFE-CGC lors d’un prochain rendez-vous à Bercy aura l’occasion de revenir sur ce sujet. Si ces accusations de délit d’initiés étaient avérées, elles mettraient à mal les nouveaux COMITES EXECUTIF d’EADS et d’AIRBUS.
On ne peut pas impunément demander toujours plus d’efforts aux salariés et dans le même temps ne traiter que de ses propres intérêts financiers.