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Qui sommes nous ?
La CFE-CGC est la première organisation syndicale de l’encadrement. Elle est ouverte aux techniciens, agents de
maîtrise et ingénieurs ainsi qu’à tous ceux qui ont vocation à le devenir c’est-à-dire à des salariés dont les fonctions comportent responsabilité, initiative, anticipation et
innovation.
Votre bureau
A Marignane Ludovic ANDREVON
Franck GREUSE
Serge TELLESCHI
José SORIANO
A La Courneuve Jean-Luc DEMILLY
Jacques ROSSE
Christophe CIUMEI
Vous souhaitez nous rejoindre et faire partie de notre section syndicale, parce que vous partagez nos valeurs, parce que vous souhaitezparticiper concretement à l'élaboration de nos revendications, parce que vous voulez être représenté par un syndicat libre, responsable et indépendant des partis
politiques.
Alors, agissez et n'hesitez pas à contacter notre section. Nous serons heureux de vous faire partager notre engagement.
Pour mieux vous représenter, pour être incontournable, pour être plus fort dans les négociations, nous avons besoin de vous, nous avons besoin d'être ensemble, nous avons besoin d'être
nombreux. Rejoignez-nous !
La loi du 8 février 2008 pour le pouvoir d’achat prévoit des dispositions en matière de rachat des jours de
RTT et de droits placés au CET (Compte Epargne Temps).
Concernant le CET, un accord d’entreprise le régit déjà.
Cependant cette nouvelle loi vient ajouter des dispositions sur le paiement du travail supplémentaire
effectué par les salariés régis par une convention de forfait jour.
Elle permet aux salariés cadres au forfait jour de se faire payer les jours de repos non pris en 2009
(autrement dit s’ils ont travaillé plus des 218 jours prévus par la loi) avec un taux de majoration d’au moins 10% en étant partiellement exonérés des cotisations sociales (sauf CSG et CRDS). De
plus l’exercice 2009 rend cette mesure d’autant plus attractive que les sommes perçues par les salariés seront aussi non soumises à l’impôt sur le revenu.
Nous vous demandons de mettre en œuvre la procédure de rachat des jours de RTT 2009 pour les salariés cadres
au forfait jour qui le désirent et ce avant le 31/12/2009, date à laquelle prend fin l’intérêt fiscal.
D’autre part, la loi donne la possibilité aux salariés qui le désirent de transférer jusqu’à 10 jours par an
de leur CET vers le PERCO, et ce, en franchise d’impôt sur le revenu. Afin de mieux développer cette possibilité, nous vous demandons de permettre aux salariés qui auront acquis les droits
nécessaires en fin d’année, de placer plus des 10 jours habituellement autorisés sur leur CET.
Confiant dans la suite que vous donnerez à cette demande, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, que
je reste très courtoisement vôtre.
La société française a changé si rapidement et si brutalement que l’organisme souffre. La
société EADS a changé, elle aussi, si brutalement que l’organisme souffre.
On peut, à juste titre, expliquer que c’est pire ailleurs, il n’en reste pas moins vrai que
l’organisme souffre.
L’être humain n’est plus du tout au centre des préoccupations de l’industrie. Sans reprendre
les idées d’un patron qui rêvait d’une usine sans salariés, on ne peut que constater : le salarié n’est plus qu’un moyen, un outil. Ce qui prime, comme on se plaît à nous le répéter, c’est la
réduction des coûts. Il nous faut faire des économies « parce que le dollar est trop faible, parce que la concurrence est trop forte, parce que les actionnaires
l’exigent », … et assurer la sacro-sainte rentabilité.
Le salarié n’est plus qu’un moyen mis à disposition d’un système ; et le système
fabrique des « sous-salariés » : les « assistants techniques ».
Lorsqu’un îlot hors du cœur de métier est repéré, on s’empresse de l’externaliser. (Il est
paradoxal de constater que l’homme n’est plus une valeur alors que le métier, lui, possède un cœur). « Vous comprenez, au final les assistants techniques coûtent moins cher que des
salariés. Pas besoin d’un long processus de recrutement ; pas besoin de leur trouver un nouveau poste en fin de projet ; et s’ils tombent malades, on les remplace
… ».
Lorsque l’on prévoit une baisse de charge, on s’en sépare. « Vous comprenez, ils sont
faits pour cela, c’est une variable d’ajustement… ».
Lorsque l’on repère une fonction subalterne et ingrate, on externalise. « Vous
comprenez on ne sait pas faire, on ne sait pas faire faire, ce n’est pas notre métier ». Mieux vaut passer un contrat à une société qui sait commander des femmes de ménage, des hommes
d’entretien, des femmes de services, des hommes de sécurité. Demain, ce seront les services partagés. On n’a rien à gérer. On ne sait même pas les recenser. « Vous comprenez, on a
passé un contrat de résultat, les « moyens » mis en place ne nous regardent pas ».
Nietzsche réveille-toi, ils sont devenus …
Le salarié n’est plus qu’un moyen mis à disposition d’un système, et le système contraint
l’homme de plus en plus.
Le salarié d’antan avait une fonction, un métier qu’il exerçait. Il était entouré d’autres
salariés qui avaient, eux, pour fonction de régler les problèmes d’intendance, de logistique, ce qui permettait au salarié de s’occuper à temps plein de son métier. Mais cela avait un coût.
Rentabilité, Rentabilité … Alors les fonctions « supports » (les vraies) furent externalisées, regroupées en un lieu éloigné des équipes opérationnelles. Au fil du temps, les relations
humaines qui permettaient de régler calmement les problèmes, s’estompent petit à petit.
Hier, un salarié se rendait dans son antenne sociale pour régler un problème d’absence, de
feuille de paye, de médaille du travail … Aujourd’hui ? Tapez 1. Oui, mais … « Impossible de contacter monespace@eurocopter.com, l’organisation ne contient pas ce compte de
messagerie »…
Hier, si un poste était à pourvoir et que l’on connaissait le candidat idéal, on mettait les
deux en adéquation et hop ! Impossible aujourd’hui, les gens en charge du recrutement et de la mobilité sont des anonymes à qui on ne peut s’adresser. Du coup, devant l’étendue des dégâts,
on réinvente les bonnes vieilles recettes comme le COMPASS…Mais Eccolean reste à venir ! Le pire reste à venir !
Kafka, réveille-toi, ils sont devenus …
Le salarié n’est plus qu’un moyen mis à disposition d’un système qui finit par tourner sur
lui-même en malmenant l’homme.
A combien de réunions sommes-nous conviés chaque année, qui n’ont pour seul objectif que de
modifier les conditions et horaires de travail ? Combien de ces réunions se chevauchent dans les agendas outlook ? Combien, parmi vous, sont-ils présents sur toute la
durée de ladite réunion ? Combien, parmi vous, traitent des mails ou des dossiers avec le micro portable posé sur la table ? « Vous comprenez, on est coincé, on a plus le
temps, il est impératif d’honorer le contrat ». « Vous comprenez, il me faut le dossier pour demain ».
La tenue des délais est plus importante que le respect des horaires de travail.
La tenue des coûts est parfois plus importante que le respect des êtres humains. Qu’importent
les problèmes que peuvent rencontrer les salariés au regard des économies et des gains de productivité engendrés !
Stakhanov réveille-toi, ils sont devenus …
Alors ?
Alors, des hommes souffrent au travail. Souffrances, troubles du comportement, alcoolémie,
dépression …
Alors, des hommes en arrivent à l’insupportable. Littéralement, ils ne supportent plus. Et là,
c’est le drame !
« Mais comment ? Mais pourquoi ? Ah, si l’on avait
su ! ».Mais, si l’on avait su quoi ? Que les conditions de travail se détériorent année après
année ? Que l’homme ne pèse plus rien face à la rentabilité ? Mais qui l’ignore encore ?
Si vous rencontrez un salarié heureux (si, si, il en reste encore !), vous ne manquerez
pas d’entendre, sur un ton de reproche, « Ah, celui-là, il n’est pas trop stressé ! ». Comme si le stress était devenu la norme. Comme si le salarié bien dans sa peau
était un travailleur irrégulier, une sorte de fainéant qui profite d’un système sans lui donner sa peau. Un malhonnête ?
Et si, plus exactement, il s’agissait d’un salarié qui ne prend pas la rentabilité pour
le veau d’or ? Un salarié, voire même, un homme libre ?
Il est plus que temps de reconsidérer la place de l’homme dans l’entreprise. Le Ministre du
travail, Xavier Darcos, en fait l’une de ses priorités. La direction d’EADS va, bien sûr, organiser des réunions pour répondre à la loi (la première se tient le 30 novembre 2009). Profitons-en
pour ne pas nous contenter de remplir des obligations légales, mais pour ré-humaniser nos sites.
Comment ?
En réintroduisant une vraie politique des ressources humaines de proximité, avec la
réinstallation de relais sur le terrain.
En arrêtant la course infernale à la réduction d’effectif dans les fonctions
support.
En acceptant d’écouter les salariés lorsqu’ils expliquent que les délais impartis sont
irréalistes, que les objectifs sont inatteignables. Si l’entreprise dépasse l’imagination, il ne faut pas qu’elle dépasse l’entendement !