LA CFE-CGC SIGNE L’ACCORD 3BE/3C
+5%
La CFE-CGC, en sa qualité de premier interlocuteur des directions chez les cadres, a mis en évidence le « micmac européen » qui régissait la part variable des cadres 3BE et 3C. La CFE-CGC a voulu
cette négociation afin d’aboutir à l’indispensable et incontournable harmonisation de la rémunération de ces cadres au sein d’EADS tant sur le plan quantitatif (le montant) que qualitatif
(système équitable et transparent).
Ainsi, tous auront une cible de part variable à 25% dans un délai max de 3 ans!
+ d'objectifs collectifs
La CFE-CGC signe parce que les objectifs collectifs prennent une part plus importante qu’auparavant. Ils représenteront demain 40% de la part variable contre 30% auparavant. Ces
objectifs dépendront des EBITs et Free Cash-Flow de EADS (à 30%) et d’Eurocopter (à 70%).
70% financés par la direction
La CFE-CGC signe par ce que le financement de cette hausse sera principalement supporté par les directions (70%). Seuls 30% seront financés par prélèvement sur la politique
salariale.
Introduction d'un mini
La CFE-CGC signe parce qu’un minimum de prime est instauré. Un cadre 3BE/3C ne percevra plus demain moins de 50% sur sa part individuelle. Auparavant, il n’y
avait pas de mini !
+ d'équité et de transparence
La CFE-CGC signe car la procédure de fixation et de mesure des objectifs individuels est désormais parfaitement décrite. Cette procédure comporte trois étapes. Un premier
entretien de fixation des objectifs. Un deuxième entretien d’évaluation de la performance. Un troisième entretien de remise du montant de la part variable. Auparavant rien n’était décrit
formellement.
Le nombre d’objectifs est limité à 10 (dont au maximum 40% d’objectifs comportementaux).
De plus, le cadre L4 aura accès à son évaluation hiérarchique sur P&D (en langue française s’il le demande). Ce n’était pas le cas auparavant !
Objectifs managériaux précis et décris
Les objectifs comportementaux auparavant laissés à la libre appréciation des directions sont désormais totalement encadrés par l’accord. La CFE-CGC a obtenu de graver dans le marbre des principes
intangibles de management tels que :
- L’esprit d’équipe.
- Le dialogue social.
- Le développement personnel.
- Le bien être des salariés.
Au-delà, les objectifs détaillés sont présentés aux partenaires sociaux et des avis sont donnés en CHSCT (Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail).
+ de garde-fous
Si un responsable hiérarchique juge que les résultats justifient un montant de part individuel inférieur à 50%, une procédure exceptionnelle est déclenchée. Auparavant, rien
n’existait !
Une réunion est organisée entre le cadre 3BE/3C et sa hiérarchie. Cette réunion est présidée par une hiérarchie non directement impliquée. Un représentant des RHs établit un compte rendu.
Le cadre 3BE/3C peut se faire assister d’un représentant du personnel.
De plus la détermination de la rémunération variable est précisément déterminée en cas d’année incomplète (Absences pour maladie, mobilités au sein du groupe, nouvelle embauche ou rupture du
contrat de travail, etc…). Là encore, auparavant, rien n’existait formellement.
Globalement, cet accord arbitre au niveau européen le fonctionnement et l’articulation de la rémunération des cadres 3BE et 3C. Il comprend des avancées significatives. Ce dernier protège
les salariés.
Non à la démagogie
Certes, la démagogie aurait pu nous inciter à expliquer qu’un effort était fait sur les seuls cadres 3BE/3C laissant de côté les autres salariés.
Seulement, la CFE-CGC n’est pas démagogue. Elle défend l’ensemble des salariés et préfère procéder pas à pas en tirant le système vers le haut plutôt que de défendre un système irréaliste
où tout le monde, indépendamment de ses responsabilités, toucherait la même rémunération. Car alors… personne ne voudrait plus prendre de responsabilités ! Il n’y a qu’à regarder à
Eurocopter ! A force de tout niveler, quel est l’intérêt aujourd’hui d’assumer des responsabilités de chef de groupe ? Etre dans un organigramme ? Ce n’est même plus le cas !
Demain, les cadres 1 à 3B, puis les non cadres ?!
La CFE-CGC met la pression sur la direction d’EADS pour la convaincre qu’une négociation de la rémunération des cadres 1 à 3B et des non cadres est indispensable. Une vraie
analyse sur la rémunération de ces catégories est indispensable dans un groupe comme EADS, qui n’a de cesse de se décrire comme européen. Ne pas signer l’accord sur les 3BE/3C revient à
définitivement abandonner l’idée d’une négociation pour les autres salariés.
Pour la CFE-CGC, un escalier se balaie toujours en commençant par le haut. Demain, c’est bien des
cadres 1à 3B et des non cadres dont nous voulons discuter avec la direction.
La CFE-CGC suggère une idée à la direction d’Eurocopter. La possibilité d’accéder à l’évaluation hiérarchique sur P&D doit être donnée à tous les cadres (et dans
leur langue maternelle s’il vous plait !).
Pour toutes ces raisons
la CFE-CGC signe l'accord sur
l'harmonisation de la part variable des cadres 3BE/3C



